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Mercredi 25 janvier le CER Benjamin Bardy accueillait une conférence sur les Pénitents blancs de Mende donnée par Emmanuelle Soulier, guide conférencière de l’Office de tourisme de Mende.

 

 

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La confrérie des Pénitents blancs de Mende est fondée en 1626 par le révérend père Molusson, prieur du couvent des Capucins ; ses statuts sont approuvés par l’évêque de Mende.


A partir de 1650, l’association se développe et cherche à faire construire une chapelle pouvant accueillir tous les pénitents. La première pierre est posée en 1653 ; la chapelle est consacrée en 1654, l’ancienne tour d’Auriac, tour des remparts, devient le clocher de la chapelle.
La création des Pénitents blancs est favorisée par le soutien de l’épiscopat, motivé par le désir de maintenir les mendois dans la foi catholique, face à la réforme protestante.


Les confrères font partis de l’élite chrétienne laïque et doivent être un exemple pour les autres chrétiens. Au XVII et XVIIIe siècles, hormis les indigents, toutes les catégories sociales sont représentées, conformément à l’image de la société idéale, juste et sainte.

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Les temps forts de cette confrérie sont les processions. « Ces cortèges lugubres exaltent une piété démonstrative et ostentatoire typique du catholicisme méridional.. »
En 1906, le maire Malafosse interdit les processions. La confrérie des Pénitents blancs tombe peu à peu dans l’oubli. Elle est devenue pour certains une société aux pratiques religieuses archaïques alors qu’elle faisait figure, avant la Révolution, de société idéale.


Cette conférence fut l’occasion de redécouvrir les particularités de cette association pieuse dont les processions ont marqué les mémoires.

 

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