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Depuis septembre 2000, le Conseil départemental de la Lozère a mis en place un recensement systématique du patrimoine mobilier public sur l’ensemble du territoire départemental (les objets religieux conservés dans les édifices cultuels, le mobilier hospitalier, industriel…). Le patrimoine mobilier privé peut aussi être concerné mais seulement à la demande du propriétaire.

Depuis la loi de séparation de l'Église et de l'État, les cathédrales sont la propriété de l'État, les édifices cultuels sont la propriété des communes ainsi que l'ensemble du mobilier que ces édifices contenaient en 1905. Ces biens font partie du domaine public communal, et sont donc inaliénables et imprescriptibles. Le clergé est affectataire du lieu de culte et des objets liturgiques : cela signifie qu'il en a l'usage exclusif.


Pour accompagner les communes dans la gestion de ces objets, le Département a mis en place, en 2008, un programme de conservation curative et préventive (traitements insecticide du mobilier en bois non polychrome, rangement des ornements liturgiques et objets d’art, conditionnement des œuvres selon les normes de conservation préventive) a été mis en place. Il consiste en une aide aux communes à la mise en conservation préventive des œuvres d’art et du mobilier (religieux et civil) dont elles sont propriétaires. Pour cela, il y a deux dispositifs : soit en régie directe, c'est-à-dire que l'intervention est assurée par un agent du Département sur les objets des communes, soit par le Plan Objets d'art, subventionné par la direction régionale des Affaires culturelles. Dans ce second dispositif, des conservateurs-restaurateurs spécialisés en bois polychrome et doré interviennent via un appel d'offres porté par le Département.

À noter que le Département est également intervenu, en régie directe, pour le nettoyage, la conservation et le conditionnement des objets du musée du Gévaudan (2008-2013) et des objets de l’écomusée du Mont-Lozère, appartenant au Parc national des Cévennes (2018-2020).

Mais, à la différence d’un musée, la difficulté de conservation des objets des communes est liée à leur localisation : la conservation doit être effectuée in situ et tenir compte des conditions sanitaires de l’édifice où ils se trouvent.

Pour la restauration des objets mobiliers, le Département finance à 70 % (objets non protégés au titre des Monuments historiques) ou à 80 % en partenariat avec l’État (objets protégés au titre des Monuments historiques) les projets de restauration s’ils sont assurés par un conservateur-restaurateur.

A ce jour, 70 % des communes du Département ont bénéficié de l’un ou l’autre de ces dispositifs. Il est important de noter que toutes ces œuvres sont souvent fragiles en raison de leur matériau et leurs conditions de conservation. L’état de conservation, bon ou mauvais, n'est pas forcément lié à l'ancienneté mais plutôt aux conditions de cette conservation. Tout déplacement d'objet peut l'endommager en raison d'une manipulation brutale, ou, plus sournoisement, en le changeant seulement de lieu (variations de température, d'hygrométrie…).  A  travers  nos interventions, nous mettons en place des éléments de conseil (ce qu’il est préférable de faire ou pas) comme d’action (traitements insecticides, nettoyage et conditionnement des objets selon des normes de conservation préventive). Il ne faut donc pas hésiter à vous rapprocher de la conservation départementale du patrimoine pour tout conseil (Isabelle Darnas, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

Par son exposé de qualité, Isabelle Darnas a fait partagé sa passion pour la conservation et la préservation du patrimoine lozérien. Qu'elle en soit remerciée.

 

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Isabelle DARNAS, Conservatrice du patrimoine au Conseil départemental de la Lozère