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Le Centre d’Etudes et de Recherches Benjamin Bardy avait convié Yves RAUZIER le 9 mars, pour animer une conférence sur « les soldats cévenols lozériens pendant la guerre franco-prussienne 1870-1871 ».

Il y a cent cinquante ans, le 19 juillet 1870, la France déclarait la guerre à la Prusse. De ce conflit, court, huit mois à peine, mais qui fut le premier sous l’ère du télégraphe et du chemin de fer, il n’en reste pas grand-chose dans la mémoire collective des Français d’aujourd’hui.

Pourtant, les conséquences furent des plus dramatiques – ne parlons que de l’annexion de l’Alsace-Lorraine – et contribuèrent, en partie, au déclenchement de la Première Guerre mondiale. La débâcle de Sedan qui mit fin à l’Empire et entraîna 100 000 prisonniers français, l’impossibilité pour Gambetta de redresser la situation, le dramatique siège de Paris, l’armée de Bourbaki obligée de fuir en Suisse, autant d’évènements dont la mémoire n’aura gardé que peu d’empreintes.

Que reste-t-il de ce conflit franco-prussien dans l’espace lozérien et la mémoire des habitants de l’ancien Gévaudan ? Certains évoqueront peut-être les monuments commémoratifs érigés par le souvenir français à Mende et Marvejols.

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Yves Rauzier est revenu sur cette guerre un peu oubliée. Laissant aux historiens la tâche de compléter les études déjà effectuées ou de développer les aspects purement militaires (batailles, sièges, retraites, etc.), l’exposé a proposé un regard tourné plus spécifiquement vers le « poilu » cévenol lozérien de la guerre 1870.

Avec toute la diversité de son engagement, dans le contingent, la Garde nationale mobile ou la Garde nationale mobilisée, l’objectif était de percevoir ce que fut le soldat des anciens cantons de Barre-des-Cévennes, du Pont-de-Montvert et de Saint-Germain-de-Calberte et de faire des comparaisons avec le reste du département au moyen de cartes projetées.

 

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Siège de Paris

 

Le travail présenté a pu être réalisé grâce à la consultation intégrale des registres matricules militaires conservés aux Archives départementales depuis 1867. Ce fut l’occasion d’aborder des thèmes aussi divers que la taille, le niveau scolaire ou l’affectation et les campagnes militaires par exemple. Sans oublier la captivité – 1870 est un conflit court mais qui a entraîné beaucoup de prisonniers côté Français – ou le prolongement dans la guerre « intérieure » où nombre de soldats furent engagés contre les Communards.

Le président et les participants remercient Yves Rauzier pour la clarté et la qualité de son exposé.



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