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Un camp d’internement en Lozère. Rieucros 1938-1942 : en élargissant son enquête à une documentation nationale et internationale, et en approfondissant la lecture des archives locales, Michèle Descolonges a ré-agencé des informations, et proposé un récit différent des précédentes approches.

Son enquête l’a conduite à mettre à jour comment, en novembre 1938, le ministère de l’Intérieur a dévoyé le projet du préfet de la Lozère, Robert Bizardel, et du maire de Mende, Henri Bourrillon, d’ouverture d’un « centre d’accueil pour réfugiés politiques étrangers ». Elle a souligné comment l’arrivée à Rieucros d’hommes étrangers a été accompagnée d’une campagne xénophobe de la presse locale, et de quelques élus.

La guerre déclarée, des femmes réfugiées des pays de l’Est de l’Europe ou d’Espagne, ou encore venues en France à la faveur des accords de main-d’œuvre, ont été estimées « dangereuses pour le pays en guerre », en raison de leur engagement politique ou pour des questions dites de mœurs. Internées à Rieucros par mesure administrative, elles ont été privées de recours légal. Une question commune : comment sortir du camp ?

Pendant la « drôle de guerre », l’administration n’a pas toujours été convaincue du bien-fondé des internements. Les femmes se sont auto-organisées. Elles ont développé ce que Michèle Descolonges a nommé une « solidarité de l’ordinaire », indépendante des consignes partisanes, certaines donnant, par exemple, des vêtements en faveur d’autres, plus nécessiteuses. Espérant le passage d’une « commission de criblage » censée constater leur loyalisme et les libérer en France, des femmes ont conduit une « grève de la faim », très controversée parmi les internées.

À partir de l’instauration de l’État français (Vichy), des Françaises ont été internées. Les femmes étrangères ont été incitées à rentrer « chez elles », chose le plus souvent impossible. C’est ainsi que des jeunes Polonaises, soupçonnées de se livrer à la prostitution clandestine, sont parties travailler en Allemagne en mai 1941, dans l’indifférence générale.  

La conférencière rappelle que, parmi les personnes précédemment internées à Rieucros, 6 hommes et 46 femmes ont été déportées à Auschwitz, parce que nées juives. Trois l’ont été lors des rafles d’août 1942 et janvier 1944 perpétrées en Lozère.

Immense pouvoir de l’administration, mais aussi, durant les trois années du camp, des personnes ont cherché à améliorer le sort des internées, parfois en facilitant leur fuite. Cette conclusion suscite dans l’auditoire des échanges au sujet de ce dont nous nous souvenons de ces années.

 

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