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La cathédrale

Monument de grès rose dominant un vaste bassin et dont la construction s’étala sur près de trois siècles (1277 – fin du XVI°), la cathédrale Notre-Dame de Rodez semble, à distance, massive et monolithique, tandis que de près se révèlent ses dentelles de pierre. Sa façade ouest, autrefois insérée dans les remparts, renforce cette allure de forteresse. Son très original clocher-tour construit de 1513 à 1526 (architecte rouergat Antoine Salvanh) élance ses 87 m délicatement ouvragés et flamboyants ; ils en font l’un des plus hauts clochers plats de France.

L’intérieur d’apparence austère réserve pourtant de belles découvertes : impressionnant buffet du grand orgue de style Renaissance, jubé de pierre très finement sculpté (1490) déplacé sur le revers du bras sud du transept, stalles en bois, magnifique rosace du XV° et, ô surprise, des vitraux contemporains dans les sept chapelles du chœur. Ils sont l’œuvre de Stéphane Belzère ; l’image scientifique moderne remplaçant la représentation traditionnelle pour figurer l’immatériel tout en apportant un flux de lumière…

 


 

 

Le musée Soulages

 

A quelques pas de là, voici que se dévoile l’enchaînement de volumes parallélépipédiques au bardage d’acier auto-patinable du tout nouveau musée ruthénois : le musée Soulages. Conçu par un cabinet d’architectes catalans, il accueille les donations successives (2005 et 2012) faites à la communauté d’agglomération du Grand Rodez par Pierre et Colette Soulages : 250 œuvres et 250 documents de ce grand artiste, né en 1919 à Rodez. Les peintures sur toile montrent un artiste qui travaille les transparences et racle la matière pour en arriver à « l’Outrenoir » ou « noir lumière », sa marque personnelle.

Mais, Soulages ce sont aussi des brous de noix, des peintures sur papier, des eaux- fortes et les trois bronzes exposés. La visite guidée se termine avec les cartons des vitraux de Conques où l’art contemporain côtoie ainsi l’architecture romane de cette abbatiale qui a fasciné l’artiste dès son plus jeune âge. Autre originalité : aucun nom à ses œuvres ! « Je ne représente pas, dit-il, je présente. Je ne dépeins pas, je peins ».

 

 


 

Salles-la-Source

 

Pour terminer ce petit périple aveyronnais, Salles-la-Source, sa vertigineuse cascade, résurgence d’une rivière souterraine au milieu du village et son « Musée départemental des arts et métiers traditionnels ». Comme son nom l’indique, celui-ci présente en quatre sections toute la vie d’autrefois : moulins et pressoirs, artisanat avec ses métiers et les outils pour travailler métaux, bois ou encore cuir, agriculture et élevage, chasse et pêche… Des « trésors » judicieusement exposés dans une ancienne filature de laine et manufacture de drap, fragiles et émouvants témoignages d’un passé pas si lointain à découvrir, à redécouvrir ou simplement à ne pas oublier …

 

 

Proposée par le CER Benjamin Bardy, cette escapade culturelle a ravi les participants qui sont allés à la découverte d’univers artistiques finalement pas si opposés et si éloignés que cela !!

 (Les photos de cet article sont de  ©Jean-Marc Bonnal)